La Danse Orientale, ou « Raks Sharki » est née au Moyen Orient
à l'époque des pharaons, enrichie par de multiples influences notamment indiennes et andalouses.
Déjà à l'époque préhistorique on retrouve des peintures rupestres de danse primitive.
Adressée aux entités supérieures lors de cérémonie, la danse représentait plutôt,
un rituel pour communiquer avec les Dieux.
Cette danse primitive rythmée par la musique et associée au chant, évoluait parfois,
vers un état de transe afin de plaire aux Dieux qui leurs octroyaient « force et courage ».
C'est plutôt à la fin de l'antiquité que la danse devient une distraction
sous forme de spectacle lors des cérémonies et à l'époque de la renaissance,
que son enseignement prit un essor important.
Ce n'est qu'au XVIII ème siècle que l'on parle d'« opéra » et de « ballet »,initiés par Lully et Molière.
Peu de certitudes conte les origines de la danse orientale aujourd'hui,
probablement liée à des rîtes anciens pour implorer la déesse de la fécondité
mais aussi, pour fêter les moissons. On retrouve aussi cette danse lors des festivités nuptiales.
Plutôt collective et festive, les femmes comme les hommes aimaient s'y rencontrer.
On raconte que les français ont découvert la danse orientale lorsque les soldats
débarquèrent en campagne d'égypte. Cependant ce n'est que vers les années
1930 /1940 que le cinéma égyptien à fait découvrir au public ses plus grandes
danseuses telles que ; Tahia Carioca, Samia Gamal, Neima Akik...
Alors qu'aux Etats-Unis ainsi qu'en Europe, les danseuses orientales
se produisaient sur les planches de cabaret.
Aujourd'hui en Égypte Najwa Fouad, Fifi Abdou, Dina mais aussi Ketty,
française expatriée donne un nouvel élan à cet art. La danse orientale égyptienne
est alors enseignée par beaucoup de passionnés dans le monde entier.
Du Caire à Istanbul en passant par Damas et le bassin méditerranéen,
l'enseignement est richement varié.
Sur de célèbres musiques accompagnées de flûtes traversières et de violons,
le « raq el sharki', danse classique savante égyptienne évolue vers des mouvements
aériens, souples et « doux » au regard.
Le « baladi » dont la musique est accompagnée par l'accordéon, le saxophone
et la trompette, est une danse rurale égyptienne qui tend vers la rencontre
et repose sur l'improvisation et la complicité avec les musiciens. La danseuse
peut y accomplir une double performance en y jouant des sagattes.
Alors prenons le temps du plaisir et partageons ensemble cette passion artistique des trésors de l'Orient.
Source : Atelier Noor